BARO

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Autodidacte issu du milieu associatif et syndical, j'ai rejoint TV-SOL en 2007.

Pour moi, les reportages ce sont avant tout des rencontres avec les plus défavorisés, ceux qui n'ont pas la parole, ceux qui luttent contre les injustices sociales, pour la dignité humaine et le respect de la planète.

Un parti pris, aider David contre Goliath.

Réalisation : JPB Images

J'ai recueilli les témoignages d’une quinzaine de mineurs de fer de Lorraine. Après avoir évoqué les conditions de travail difficiles, les accidents parfois mortels, on aborde aujourd’hui l’amélioration de la sécurité. Les efforts ont-ils été à la hauteur des enjeux ?
Ces Paroles, des derniers mineurs de fer de Lorraine, ce sont des paroles plurielles, en fonction des parcours professionnels et des engagements syndicaux. Ce sont aussi des paroles singulières qui s’opposent parfois.
C’est une fierté, exprimée par une corporation qui a travaillé dans des conditions difficiles et qui a payé un lourd tribu à travers les accidents et les maladies professionnelles.
Il y a aussi les non-dits, l’amertume provoquée par la fermeture programmée des mines, fruit d’une logique capitaliste. C’est une histoire qui se finit mal, elle méritait d’être racontée car elle est nourrie de joies, de larmes et de solidarités.

mardi, 24 mars 2015 08:47

Une société sans impôts ?

Un débat sur le thème « Une société sans impôts ? », c’est l’occasion de rappeler à quoi sert l’impôt, c’est chercher à comprendre les raisons profondes du mécontentement des français, qualifié récemment de «ras-le-bol fiscal», alors qu’il s'avère être en réalité un «ras-le-bol » des injustices fiscales. C’est également dénoncer l’optimisation fiscale vers les paradis fiscaux et à la fraude fiscale, c’est enfin réfléchir à une réforme fiscale afin de mettre en place une fiscalité juste, simple et stable.

Gindou, c’est avant tout un village de 300 habitants, dans le Lot, près de Cahors, surtout connu pour ses rencontres du cinéma qui, pendant une semaine attire 17000 spectateurs. Cette année, 73 films étaient présentés sous chapiteau ou dans le cinéma de verdure, l’invité d’honneur était Denis Gheerbrant, un auteur majeur du cinéma documentaire, sélectionné dans de nombreux festivals concernant le cinéma du réel.
La belle aventure persiste depuis 32 ans déjà. J’ai rencontré une quinzaine de personnes qui ont contribué à son succès : de belles rencontres que je vais vous faire partager au fil des semaines.
Ensemble, on découvrira l’histoire de ce pari fou : installer et pérenniser des rencontres de cinéma en milieu rural. Mais aussi les facettes actuelles de cette association qui fonctionne toute l’année, a créé 7 emplois, intervient en milieu scolaire pour favoriser l’éducation à l’image. Elle accueille aussi des tournages, organise des concours de scénarios, « le gout des autres ». Elle accompagne enfin, dans l’écriture de scénarios des jeunes auteurs autodidactes, « la ruche ».
Enfin, des témoignages touchants et parfois inattendus des différents acteurs seront présentés.
Aujourd’hui, rencontre avec l’invité d’honneur 2016 : Denis Gheerbrant.

Réalisation : Jean-Pierre BARO

La cour d'appel de Bordeaux a annulé le 14 juin 2016 le permis de construire délivré en 2009 à Unibail. Le projet de centre commercial Val Tolosa perd, une fois de plus une autorisation indispensable.

Cette décision conforte l’analyse exposée dans notre reportage «Val tolosa : rien n’est encore joué »

Le collectif des opposants rappelle que la lettre de mission du « médiateur » nommé à l'Elysée précisait : «A ce jour le projet s'est vu délivrer l'ensemble des autorisations nécessaires à sa réalisation ». Après l'annulation de l'autorisation de destruction des espèces naturelles et la mise en demeure adressée par le préfet, cette décision de la cour de Bordeaux achève de rendre totalement caduque et illégitime l'accord-cadre signé au forceps le 31 mars dernier.

Il n'y a donc plus aucune raison aujourd'hui pour le département de déclasser les routes dans l'urgence et sous la pression. Le contexte économique, social et légal a bien changé depuis la constitution du dossier en 2003. Le projet sera remis sur la table et devra tenir compte de ces évolutions.

censureCependant, la vigilance reste de mise : le promoteur a déjà déposé une nouvelle demande pour le même permis de construire. Sans même attendre le résultat en justice, les premières démarches ont été engagées, et en particulier une enquête publique menée dans des conditions très contestables. Comme en 2008, lors de la première enquête, la population est venue nombreuse malgré les entraves. Les avis sont majoritairement opposés au projet, comme ce fut le cas en 2008. Espérons que la commission d'enquête ne reproduira pas le déni de celle de l'époque qui avait conclu à un équilibre des opinions.

Conclusion provisoire, comme l’indique Pascal Barbier, co-président du collectif non à Val Tolosa :

« Aujourd'hui, plus qu'hier, nous affirmons que ce projet est inutile, démesuré, inadapté aux attentes et à l'évolution des habitudes de nos concitoyens. La justice nous a donné raison dans cet épisode que nous souhaiterions final. Nous restons, plus que jamais mobilisés pour défendre la volonté de la majorité et espérons que cette longue lutte se terminera maintenant rapidement pour enfin prévoir un développement économique raisonnable du secteur ouest de Toulouse. »

Jean-Pierre BARO

Rencontre avec Sophie Metrich et Julien Milanesi co-réalisateurs du film.

La convergence des luttes contre les projets inutiles passe par des rencontres, des partages d’expériences des luttes –voir le reportage « Démocratie participative : le recul »- mais aussi par la déconstruction du discours galvaudé sur l’intérêt général pratiqué par l’oligarchie politique et financière qui sert souvent à justifier le passage en force des projets inutiles et imposés.

C’est ce que s’attache à faire Le film « l’Intérêt général et moi », à travers un certain nombre de questionnements : qu’est-ce que l’intérêt général, qui le définit, sur quels fondements, au nom de quoi, de qui ?

Ce film parle aussi de la souffrance que génèrent ces projets inutiles lorsque leur construction est décidée, de l’outrage ressenti, du sentiment mêlé de violence subie et d’impuissance.

Ce film aborde enfin une question inédite : quelle est, quelle doit être la place des « sacrifiés » dans cette définition de l’intérêt général ? Habiter, vivre dans un lieu, donne-t-il des droits sur son devenir ?

 

Réalisation et interviews : Jean-Pierre Baro et Christian Moretto

vendredi, 13 mai 2016 17:13

VAL TOLOSA : rien n’est encore joué !

Le collectif Non à Val Tolosa s’oppose depuis plus de dix ans au mégaprojet de centre commercial « Val Tolosa ».

En septembre 2015, les militants ont bloqué les travaux de voirie engagés illégalement par le promoteur. Selon les opposants, Unibail-Rodamco voulait "forcer la main" du conseil départemental en réalisant les travaux de voirie. Alerté par le collectif "Non à Val Tolosa" Georges Méric, président du Conseil départemental a appellé à l’apaisement et a demandé la suspension immédiate des travaux.

Le président du Conseil départemental s'est déclaré défavorable à la réalisation du projet Val Tolosa dans son dimensionnement actuel, le 13 octobre 2015. Il a demandé l'intervention du gouvernement.

Janvier 2016, un déni de démocratie inacceptable : alors que le rapporteur à la Cour d’appel de Bordeaux s’apprête à proposer l’annulation du permis de construire de 2009, le promoteur dépose des pièces nouvelles au dossier, alors que la procédure d’instruction est close depuis le 3 novembre 2014, la Cour a accepté de surseoir au jugement le 11 janvier 2016 et de rouvrir le dossier et l'instruction en accordant un nouveau délai.

Le 13 janvier 2016, une réunion est convoquée à l’Elysée, les opposants sont écartés, Un médiateur est désigné.

A l’issue d’une médiation alibi et bâclée, un accord-cadre autour du projet de centre commercial Val Tolosa à Plaisance-du-Touch a été signé en préfecture de Haute-Garonne Jeudi 31 mars 2016.

Le tribunal administratif annule le avril 2016 l'arrêté préfectoral du 29 août 2013 qui autorisait la destruction d'une centaine d'espèces protégées sur l'emprise du site et à compenser les atteintes environnementales par l'achat de terres situées à proximité. « le Tribunal a considéré que le projet ne justifie aucunement d'un intérêt public majeur comme prétendu par le promoteur et donne ainsi raison aux associations".

Par arrêté municipal de la mairie de Plaisance du Touch, du 5 avril 2016, deux enquêtes publiques sont ouvertes du 25 avril au 7 juin 2016.

Commentaires de Pascal Barbier co-président du collectif « Non à Val Tolosa », à l’occasion d’une conférence de presse tenue le 10 mai 2016 à l’Utopia de Tournrfeuille.

Dernière minute :

La cour d'appel de Bordeaux a annulé le 14 juin 2016 le permis de construire délivré en 2009 à Unibail

J'ai recueilli les témoignages d’une quinzaine de mineurs de fer de Lorraine. Après avoir évoqué les conditions de travail difficiles, les accidents parfois mortels, les efforts pour une meilleure sécurité, le paternalisme patronal, la fête et la convivialité au sein de cette corporation soudée, j’aborderai aujourd’hui le dernier volet -douloureux- de cette série : la fermeture programmée des mines de fer, 26000 mineurs ont perdu leur emploi…
Ces Paroles, des derniers mineurs de fer de Lorraine, ce sont des paroles plurielles, en fonction des parcours professionnels et des engagements syndicaux. Ce sont aussi des paroles singulières qui s’opposent parfois.
C’est une fierté, exprimée par une corporation qui a travaillé dans des conditions difficiles et qui a payé un lourd tribu à travers les accidents et les maladies professionnelles.
Il y a aussi les non-dits, l’amertume provoquée par la fermeture programmée des mines, fruit d’une logique capitaliste. C’est une histoire qui se finit mal, elle méritait d’être racontée car elle est nourrie de joies, de larmes et de solidarités.

 

Voir les autres episodes du film" Paroles des derniers mineurs de fer de Lorraine":

-sur les conditions de travail difficiles.

- sur les accidents

- l'amélioration de la sécurité

 - le paternalisme  patronal

- la fête et la convivialité

J'ai recueilli les témoignages d’une quinzaine de mineurs de fer de Lorraine. Après avoir évoqué les conditions de travail difficiles, les accidents parfois mortels, les efforts pour une meilleure sécurité, le paternalisme patronal j’aborderai aujourd’hui la fête et la convivialité au sein de cette corporation soudée.
Ces Paroles, des derniers mineurs de fer de Lorraine, ce sont des paroles plurielles, en fonction des parcours professionnels et des engagements syndicaux. Ce sont aussi des paroles singulières qui s’opposent parfois.
C’est une fierté, exprimée par une corporation qui a travaillé dans des conditions difficiles et qui a payé un lourd tribu à travers les accidents et les maladies professionnelles.
Il y a aussi les non-dits, l’amertume provoquée par la fermeture programmée des mines, fruit d’une logique capitaliste. C’est une histoire qui se finit mal, elle méritait d’être racontée car elle est nourrie de joies, de larmes et de solidarités.

 

Voir les autres episodes du film" Paroles des derniers mineurs de fer de Lorraine":

-sur les conditions de travail difficiles.

- sur les accidents

- l'amélioration de la sécurité

 - le paternalisme  patronal

J’aborde aujourd’hui une belle surprise que j’ai découverte aux rencontres de Gindou cinéma.
La magie de ces rencontres, outre la proximité entre le public et les réalisateurs et les producteurs, ce sont aussi  les rencontres fortuites, les conversations impromptues, les expériences menées.
C’est le cas du sujet qui va suivre, aujourd’hui.
Encore une belle histoire, c’est la rencontre avec Jean Jacques BOYER, éducateur de prévention du centre social des terres rouges à Cahors.
Nous découvrirons son travail qui l’amène depuis 16 ans, à construire et à faire vivre un projet éducatif en faisant découvrir les rencontres de Gindou cinéma, à des adolescents, initialement consommateurs, qui se sont investis, depuis, en qualité de bénévoles et pour certains ont réalisé des courts métrages.
« J’ai vu des jeunes rebondir après cette expérience » nous déclare Jean Jacques BOYER.

J'ai recueilli les témoignages d’une quinzaine de mineurs de fer de Lorraine. Après avoir évoqué les conditions de travail difficiles, les accidents parfois mortels, les efforts pour une meilleure sécurité, j’aborderai aujourd’hui le paternalisme patronal, a-t-il été un frein aux luttes sociales ?
Ces Paroles, des derniers mineurs de fer de Lorraine, ce sont des paroles plurielles, en fonction des parcours professionnels et des engagements syndicaux. Ce sont aussi des paroles singulières qui s’opposent parfois.
C’est une fierté, exprimée par une corporation qui a travaillé dans des conditions difficiles et qui a payé un lourd tribu à travers les accidents et les maladies professionnelles.
Il y a aussi les non-dits, l’amertume provoquée par la fermeture programmée des mines, fruit d’une logique capitaliste. C’est une histoire qui se finit mal, elle méritait d’être racontée car elle est nourrie de joies, de larmes et de solidarités.

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